Le secteur agroalimentaire est à la croisé de l'industrie et de la distribution.
Certaines entreprises auront donc des caractéristiques d'industriel (actif industriel capitalistique, marges élevées mais point mort haut et charges de personnel conséquente) et d'autres davantage de la distribution (marges faibles, volumes élevés, charges fixes ou variables selon si magasin ou online).
Le secteur est toutefois très dépendant de plusieurs aspects :
- le cout et la disponibilité des matières premières
- la pression sur les prix par les distributeurs et des délais de paiement longs
- la présence de normes (HACCP, etc.) strictes et pouvant évoluer
- une saisonnalité parfois forte (saisons)
- une forte exposition internationnale
Il y a également des tendances de fonds, comme l'orientation vers davantage de bio qui permet de différencier les prix ou la recherche du local qui fait évoluer les circuits de distribution.
Pilotage financier
Le pilotage sera très différent selon la typologie d'acteur :
- un industriel agroalimentaire aura un pilotage très axé sur le suivi de la rentabilité intégrant le coût du personnel ainsi qu'un prisme particulier sur les investissement dans l'outil de production afin de maximiser sa rentabilité et éventuellement d'augmenter sa capacité
- un distributeur sera davantage focalisé sur le suivi de la marge comparée au coûts de son réseau de distribution physique ou bien de son marketing online, une gestion fine de son BFR et en particulier du stock s'il doit le porter.
Valorisation
La valorisation sera en général proche de 6x l'EBITDA pour une PME industrielle agroalimentaire, à moduler en particulier selon l'état de l'actif industriel et sa capacité de produire ou non davantage.
Pour un distributeur l'approche sera variable selon la difficulté à accéder à la clientèle. Le fait d'avoir une marque forte est donc un élément important.