Guide de Pilotage Financier d'entreprise


Quels investissements faut-il réaliser ou non ?


Une entreprise doit investir pour se développer.

Mais surtout il faut réussir à identifier les opportunités d'investissement et savoir choisir lesquelles saisir ou non.

Parfois l'intuition permet de faire les bons choix.

Mais quand la taille de l'entreprise devient importante ajouter un peu de méthode est un accélérateur de croissance (et évite des erreurs).

Le principe clé c'est de choisir... il faut pour cela commencer par avoir réellement le choix.

A commencer donc par lister les investissements envisagés :
  • ceux auquels on a déjà pensé,
  • mais aussi chercher d'autres idées, des alternatives moins évidentes ou que l'on s'interdit parfois (croissance externes, développement dans une autre région, lancement d'un produit novateur, etc.)
Pour alimenter cette reflexion échanger avec des tiers peut être bénéfique (collaborateurs, conseils, entrepreneurs, etc.), c'est une approche brainstorming donc sans se limiter à ce stade sur les différentes idées.

Bien entendu il va falloir ensuite comparer les différentes options en prenant notamment en compte :
  • les perspectives de rentabilité que chacune peut apporter (ex : combien d'EBITDA supplémentaire à 3 ans ?)
  • et leur niveau de risque.
Factualiser la rentabilité visée et le niveau de risque permet généralement d'orienter vers les projets les plus rentables, on évite naturellement les projets donc la rentabilité est à 10 ans ou qui une une chance sur 5 de réussir.

Il faut aussi prendre en compte les capacités de l'entreprise : les investissements sont rarement financés à 100% par de la dette il faut donc prendre en compte le cash disponible pour investir (sans mettre l'entreprise en risque de trésorerie).

Et cela en tenant compte non seulement des montants à décaisser initialement mais aussi dans la durée (salaires avant d'avoir des revenus, délais d'encaissement des clients, etc.)

Il faut également prendre en compte la capacité de la société à rester financièrement solide même en cas de retard ou d'échec des investissements, en conservant une marge de sécurité notamment en cash (tirage factor possible, etc.).

Par exemple une entreprise sous LBO avec des échéances de dettes importantes ou encore une société ayant déjà recours à ses réserves de financement comme du factor ne pourra pas avoir la même capacité à investir qu'une société déjà désendettée.

Parfois, lorsque les perspectives de croissance sont très élevées (minimum 15%/an), faire appel à un fonds d'investissement permet d'aller au-delà (en échange d'une part du capital et donc de la valeur créée par ces investissements).

Pour calibrer les investissements et optimiser le potentiel il faut pouvoir choisir le "meilleur mix" des opportunités d'investissement identifiées.

Pour cela il faut pouvoir visualiser ce que sera la société au fil des années selon les choix réalisés.

Cette simulation se fait au travers de la construction d'une prévision d'activité et de cash sur plusieurs années : un plan qui permet de visualiser simplement l'impact des investissements avec plusieurs scénarios.

Cela permet de choisir celui qui présente le meilleur potentiel, et d'être bien plus serein lorsque les difficultés surviennent car elles sont davantage maîtrisées.

L'accompagnement d'un DAF permet de structurer la démarche avec méthode pour optimiser les investissements et piloter la croissance.

Inscrivez-vous à notre newsletter pour accéder à l'ensemble du contenu :