Des sociétés rentables et en croissance peuvent faire faillite.
Bien sûr, la rentabilité est nécessaire pour générer de la trésorerie sur le long terme.
Mais plusieurs autres éléments interviennent dans la génération de trésorerie :
- La variation du BFR (besoin en fond de roulement)
- Les investissements
- Les financements
Le Besoin en Fonds de Roulement, BFR, ou quand la rentabilité ne se traduit pas toujours en trésorerie.
Il représente toute
la trésorerie nette qui n'est pas sur les comptes de la société mais ailleurs (chez les clients, etc.).
C'est donc de la trésorerie qui n'est pas disponible.
Quand le BFR augmente alors c'est de la trésorerie qui aurait dû être générée qui manque sur les comptes.
Il compte plusieurs composantes dont notamment les trois suivants liés directement à l’exploitation :
- L’encours client : le cash dû par les clients, généralement lié à des délais de paiements négociés mais qui peut aussi dériver
- Le stock : une société qui doit avoir du stock a mécaniquement moins de trésorerie
- L’encours fournisseurs : au contraire plus l'entreprise doit de l'argent à ses fournisseurs plus elle en a sur ses comptes
D'où l'intérêt d’optimiser notamment les délais de règlement client, le stock et les délais de paiement des fournisseurs pour libérer de la trésorerie.
Lorsqu’une société est en croissance son encours client et ses stocks ont tendance à augmenter, c’est normal car l’activité est plus élevée. Mais cela peut aussi cacher une dégradation des délais d’encaissement ou une moindre optimisation de la gestion des stocks.
C’est là que deviennent intéressants les ratios qui les rapportent à l’activité :
- DSO : encours client mesuré en nombre de jours de CA
- DIO : niveau de stock mesuré en nombre de jour d’achats consommés par les ventes
- DPO : niveau de dettes fournisseur mesuré en nombre de jours d’achats
Si ces ratios se dégradent alors c'est qu'il y a une dérive et des mesures sont généralement à prendre qui ont un effet rapide sur la trésorerie.
Les investissements, souvent oubliés puisqu'ils ne sont pas directement visibles dans le compte de résultat (on les voit dans les amortissements mais étalés sur plusieurs années longtemps après avoir décaissé).
Avec un point d'attention particulier s'ils ne sont pas financés totalement par des financements nouveaux.
Mais également même s'ils sont financés à 100% : car ils vont très vite venir impacter négativement la trésorerie par les remboursements d'emprunts.
Les flux de financement : remboursements d'emprunts notamment, mais aussi remboursement de compte courants d'associés, dividendes, etc.
Ces flux de financement sont cependant souvent aussi source de trésorerie car ils intègrent les nouveaux emprunts et les éventuelles augmentation de capital.
Pour optimiser sa trésorerie il convient donc déjà d'avoir une lecture claire et régulière permettant d'identifier pourquoi elle n'a pas (assez) augmenté. Cela permet ensuite de décider et mener des actions correctives (relances clients, négociation de délais fournisseurs, limitation des investissements, etc.
Un outil de reporting et d’analyse financière comme
Lenomics permet chaque mois d'avoir une analyse mensuelle de la trésorerie pour prendre les mesures adéquates sans tarder.